SUR LE SILENCE DU TEMPS


Cie De l’Entre-Deux

SUR LE SILENCE DU TEMPS

Résidence de création région Ile-de-France 
En lien avec la Journée de lutte contre les violences faites aux Femmes

Vendredi 24 novembre — 20h30

Durée : 1h
Création Danse 
— Tarif fraise

Entendez-vous le silence de ces femmes qui n’ont pour parler que ces gestes réflexes d’auto-défense, ces femmes qui retiennent le mouvement et le geste signifiant ?

Cri contenu, ressenti, secret, dont l’intensité déborde, état de corps réprimés et étrangement présents, attachés à la vie mais comme vides de sens et peuplés d’absence, en attente…

« Les corps s’appuient sur le silence pour se dégager du bruit, des coups, des ordres, des oppressions massives ou sournoises, des chantages incessants et pervers… ».

Cette part tue, la danse de Daniel Dobbels tente de s’en faire la traductrice, par petites touches posées, doucement déposées, bercées et tendrement ajustées. Une danse sensible, intime mais tendue, qui maintient les distances, passe entre les coups, amortit les chutes, à la fois vigilante et en laisser-aller, une danse qui pourrait être l’expression d’un art premier où les coups ne seraient ni reçus ni donnés.

Cinq danseuses, dans un jeu subtil et délicat, murmurent cette qualité de geste, violence détachée, prêt à s’émanciper. Subtil, proche de l’envol, délicatement ciselé, le mouvement suggère la promesse d’un corps sans souffrance, qui, alors que tout semblait perdu, revient de loin.

Et si la danse était une réponse, inespérée et naturellement offerte, à une situation de violences accumulées ?

Comme un cadeau, une respiration, un soin que l’on se donne, un silence habité qui en dit long sur la capacité de chacun à se restructurer.

Pour dire : « STOP ! » à la brutalité.


DISTRIBUTION :
Chorégraphie : Daniel Dobbels
Interprètes : Eva Assayas, Ariane Derain, Léa Lansade, Carole Quettier, Elodie Sicard
Création lumière : Boris Molinié
Son : Jean-François Domingues
Musique : Concerto pour piano et orchestre n°1 de Béla Bartók